Traduisez: En pleine nature... quiconque ne peut rester insensible à ce film et dans les minutes qui succèdent le mot "fin" affiché à l'écran, on reste encore là, assis dans son fauteuil, dans la salle, à méditer... Ce film plonge le spectateur au milieu des espaces naturels sauvages des Etats unis... il nous plonge dans la nature de la société de consommation américaine et puritaine et dans la nature humaine d'un jeune homme de 23 ans en rejet avec tout ce que symbolise cette société. Ce film tiré d'un histoire vraie retrace le voyage initiatique d'un jeune adulte avec ses idéaux bercé par les livres de Pasternak, L'amour, Twain, Thoreau et de Tolstoy...
Chris MacCandless est issu d'une famille aisée, respectée et soucieuse des apparences, cachant au fond une réalité plus sordide. Une fois le diplôme obtenu, il vit sa vie comme il l'entend et part en quête de l'idéal: Vivre seul en pleine nature de l'Alaska. En attendant d'y parvenir, il voyage, enchaine les petits boulots et fait des rencontres exceptionnelles: hippies, personnes solitaires, ... en écrivant quotidiennement son périple dans son journal.
Ce voyage est une rébellion contre la société incarnée à ses yeux par ses parents à qui il ne veux pas ressembler. Il parviendra en Alaska où il vivra seul dans un bus abandonné, en forêt, vivant essentiellement de chasse... La fin, je ne vous la dirai pas (même si j'en ai tellement envie) mais, elle est tout simplement la plus honnête fin possible pour cette histoire. Ce film n'est pas un film sur la nature... ne vous fiez pas à son titre car il a un double sens. La nature recherchée n'est pas celle dont on croit... et le personnage s'en rendra compte lui même.
Le film aurait pu tomber dans les clichés faciles de l'homme désireux de revenir à l'état sauvage pour vivre en communion avec la nature... ça aurait été plat et sans intérêt.
A mi chemin entre le road movie, le récit biographique, ... ce film m'a fait l'effet d'un odyssée terrestre, où le personnage cherche non pas à revenir chez lui mais à se trouver lui même, trouver son identité.
La profondeur du film provient surement du talent et de l'honnêteté du réalisateur (Sean Penn) ainsi que de la brillante interprétation du personnage de Chris par l'acteur Emile Hirsch. La musique menée par la guitare d'Eddie Vedder sublime le film lui donne une couleur d'autant plus authentique...
Vous l'aurez tous compris : j'ai aimé ce film et j'espère que tous ceux qui liront cet article seront curieux d'aller le découvrir... mais en attendant, pour vous donner un aperçu, le site consacré au film est très bien conçu : http://www.intothewild.com/
A bientôt pour un prochain article!


...je ne pense pas, il doit y avoir beaucoup plus de réalité.
